S’approprier l’amour

[current-page:url:path]

S’approprier l’amour

Par Katia Curadeau

13 Février 2018

Février c’est un grand mois rempli d’amour. Parfois, il est rempli d’amertume aussi.

Février, mois d’amour et de peine pour certains. Une date sur le calendrier qui nous rappelle que personne ne partage l’autre moitié du lit. On oublie momentanément que l’on compte pour notre entourage et on se sent seul dans nos histoires d’amour avortées.

Sauf que c’est juste une date dans un mois et que ça finit par passer.

Il n’y a rien de dramatique à ne pas recevoir un bouquet de roses sur lequel est accrochée une petite carte écrite par Nancy du magasin de fleurs. Il n’y a rien de dramatique à boire un vin de dépanneur devant un plateau de sushis pour une personne dans son salon. C’est correct de finir la soirée en appelant sa mère pour lui dire que c’est elle notre vraie Valentine, je t’encourage à le faire d’ailleurs, elle le mérite ta mère.

De toute façon les cœurs à la cannelle ça goûte même pas bon.

De toute façon, on vit des histoires d’amour tous les jours. On tombe amoureux des gens qui tiennent la porte pour nous laisser passer quand il fait froid dehors. Ou bien de nos amis qui nous font rire à en avoir des crampes au ventre.

De toute façon, l’amour est bien fait. On a l’impression qu’il part et qu’il revient, mais c’est faux. De l’amour il y en a partout, tout le temps. Dans les yeux de notre famille ou ceux de parfaits inconnus. Dans nos livres préférés ou dans les choses qu’on aime le plus faire au monde.

L’amour se déguise et change. Il se camoufle dans toutes les facettes de nos vies. Il y en a dans les scènes de la vie quotidienne, dans les petites choses banales qui nous réchauffent l’intérieur. Dans l’odeur du café le matin ou celle du vin tard le soir. Dans les conversations qu’on a dans le noir ou celles autour d’un brunch le dimanche. Dans les rires fusionnels qui chatouillent loin dans notre cœur et les souvenirs des beaux moments qu’on raconte en améliorant toujours un peu la fin.

On apprivoise l’amour chaque fois que l’on se trouve beau, bon, capable. Parce que l’on ne dira jamais assez qu’il faut apprendre à s’aimer avant d’aimer les autres.

Alors pour février, s’aimer soi-même au complet, sans confettis et sans superflu, c’est suffisant.

___________________________________________________________________________________________________________________

Florence Vézina : Chroniqueuse Littéraire 

 

 

 

 

 

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Google +
  • Instagram
  • Vimeo