Entrevue avec Anya Okuka

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Entrevue avec Anya Okuka

Par Katia Curadeau

25 Décembre 2017

Mis à part ses restaurants, ses attraits touristiques et historiques et tous ses paysages à couper le souffle, la ville de Québec se distingue par tous les talents qu’elle abrite. Ce mois-ci, le Québec Scope est fier de vous présenter à nouveau son édition spéciale, Les Personnalités Inspirantes de Québec. Cette année, ce sont les femmes qui sont à l’honneur et qui, par leur implication et leur passion, on su se démarquer haut la main! Voici donc Anya Okuka, Directrice du développement des affaires de la Galerie d’art uNo et du Castelo. 

1. Comment avez-vous démarré votre entreprise/carrière? 

Ouf… l’histoire du Café Castelo sort tout droit d’un scénario de film. Vous viendrez prendre un bon café et je conterai ça aux plus curieux. Café Castelo, c’est une entreprise familiale qui a été la meilleure école de vie pour moi. Ça fait dix ans que je travaille dans l’entreprise et mes parents m’ont fait découvrir et travailler dans les différents secteurs de l’entreprise. J’ai touché à tout pour découvrir mes forces et l’univers de la vente – marketing me passionne autant que le café.

2.    Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui débutent dans votre domaine?

De ne pas craindre d’être sous-estimé, mais d’apprécier ce défi personnel. Comme mon père dirait, un coup de pied, c’est aussi un bon moyen d’avancer. Pour les gens de mon âge, je dirais de favoriser un environnement sain et motivant. Il faut avoir la capacité de choisir qui peut faire partie de notre vie parce qu’il peut avoir d’importants impacts directs ou indirects. Comme mes parents m’ont toujours dit : « montre moi avec qui tu te tiens, je te dirais qui tu es. »

3.    Quelle est votre plus grande réalisation à ce jour?

C’est toujours ma question préférée. Tous les jours sont une grande réalisation en soi et les conséquences peuvent être à court terme ou à long terme. Les gens s’accrochent à l’idée de faire des grandes réalisations, mais chaque jour est important. Le succès est dans les détails et la constance. Il y a des journées où l’on ne sent pas avoir fait quelque chose d’important, mais des fois une simple discussion peut nous mener à des nouveaux projets.

4.    Quelle est votre seconde passion, celle que vous aimeriez un jour transformer en projet?

 Discrète de nature, je ne dévoile jamais mes plans qui n’ont pas pris forme. Vous verrez!

5.    Que détestez-vous par-dessus tout?

Les champignons, les choux de Bruxelles et les chansons de Noël.

6.    Qui est votre modèle, votre idole?

Mes parents. Ils ont vécu une guerre dans laquelle ils ont absolument tout perdu, mais jamais leur ambition. Nous avons immigré au Québec, les mains vides et pas un mot en français. Ils ont bâtit une entreprise en même temps que d’apprendre le français. Ils sont mes piliers et ma plus grande inspiration tant au niveau personnel que professionnel. Mes parents sont ensemble depuis qu’ils ont 17 ans et ils sont des vrais partenaires dans tout ce qu’ils entreprennent. Ils ont une chimie incomparable et une force de réussir qui me motivera toujours.

7.   Si vous étiez un super-héros (film, roman, etc.), qui seriez-vous?

Je n’aimerais pas être une super-héroïne. J’aime trop la mode pour passer ma vie dans le même costume. 

8.    Quel est votre restaurant préféré?

Ça dépend toujours de ce que je veux manger, mais la cuisine qui me fait toujours plaisir est celle de mes grand-mères.

9.    Quel rêve ou projet aimeriez-vous voir se réaliser pour Québec?

J’aimerais que la culture ait une place plus importante à Québec. C’est par celle-ci qu’on se définit  en temps que peuple et qu’on laisse une place de notre passage aux générations futures. Lorsqu’on voyage,  on veut voir les paysages, mais ceux qui veulent vraiment apprendre sur le pays vont s’intéresser à la culture.  On se plaint souvent qu’il n’y a rien à faire, mais il y a tellement d’évènements culturels qui passent dans l’ombre.

10.    Quel métier vouliez-vous faire quand vous étiez enfant? Pourquoi?

Je voulais travailler pour l’ONU en droit international pour faire régner la justice. J’ai suivi des cours de politique et j’ai compris que je ne pouvais pas changer le monde, mais je pouvais changer mon monde et qu’il pouvait apporter des conséquences positives dans la communauté.

11.   Qu’est-ce qui vous fait sourire?

La vie.

12.    Quelle est votre résolution pour l’année 2018?

Je me fais des résolutions plusieurs fois par année. Pour moi ça toujours été absurde d’attendre une nouvelle année pour avoir le courage d’être ou de faire ce qu’on aime. 

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